À 16 ans, elle entre dans la Résistance via le réseau Cincinnati. Internée parce que juive au camp de Drancy (1942-1944), elle participe à la libération de Paris les armes à la main après l’ouverture du camp. En octobre 1944, elle intègre l’armée régulière et prend part à la libération de la France, puis est envoyée au Vietnam. Démobilisée, elle rentre à Paris et devient l’assistante du photographe Pierre Jahan (1946-1947). Elle réalise le dernier reportage sur André Gide avant sa disparition. Après l’expédition Tumuc-Humac en Guyane française (1951-1952), elle publie « Les Indiens » et le premier ouvrage, « Parana le petit Indien », de la série « Enfants du monde » qui en comptera 20. Dominique Darbois commence une série de reportages dans plus de 50 pays qui constitueront une cinquantaine d’ouvrages sur les sites archéologiques, les peintures rupestres, les arts et traditions populaires. Elle entre dans le réseau Jeanson (1958-1960) qui soutient le Front de Libération Nationale (FLN) pendant la guerre d’Algérie. En 1960, condamnée par contumace à 10 ans de prison, elle se cache et vit en exil (1960-1966). A la demande du Gouvernement provisoire Algérien, elle réalise un reportage en Tunisie sur l’entrainement des soldats du FLN et publie « Les Algériens en guerre » (1961) qui sera interdit en France. Elle dirige en Belgique ce qui subsiste du réseau Jeanson (1960-1962). Amnistiée, elle poursuit ses reportages jusque dans les années 1980 et réalise une riche documentation sur l’Algérie. En 1986, Dominique Darbois devient la secrétaire parlementaire de l’ancienne ministre aux droits de la femme Yvette Roudy avec qui elle prend une part active à la défense des droits des femmes. Elle aussi participe à la création de loges maçonniques de femmes dans le monde entier.
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